La préménopause, un sujet passionnant !

J’ai réalisé mon mémoire d’études de naturopathie sur la préménopause, sujet qui me passionne et qui désormais me guide quand j’accompagne les femmes de 35 ans et plus. Mais pourquoi s’intéresser à la préménopause me direz-vous? Je m’explique.

Avant d’être Praticienne Naturopathe, je travaillais dans le développement économique, sur un sujet bien précis : j’accompagnais des entreprises dans leur développement sur les marchés des personnes âgées (la “silver économie”). L’objectif était de les aider à concevoir des solutions répondant à des besoins identifiés parmi les publics âgés (mobilité, lien social, aide à la personne, activité physique adaptée…). Et ce, en lien avec des experts et les personnes âgées elles-mêmes.

Pour cela, j’ai travaillé aux côtés de nombreux spécialistes de la longévité (experts fédérés en région Pays de la Loire au sein du Gérontopôle). Au fil des années, pour gagner en expertise, j’ai lu quantité d’études médicales, sociales ou psychologiques, des essais et même des romans graphiques (comme le fabuleux Ligne de Flottaison de Lucy Knisley) sur le sujet de la longévité ! Aussi, dans le cadre de ces missions, j’ai rencontré de nombreuses personnes âgées à l’occasion de visites dans des EHPAD, des résidences seniors, dans des salons, des associations…

Au fil du temps, j’ai appris à aimer la perspective de vieillir.

Ces rencontres ont petit à petit battu en brèche les images, en grande partie anxiogènes, que j’avais sur le vieillissement. Parmi les personnes âgées que j’ai rencontrées, nombreuses ont été celles qui m’ont donné envie de vieillir ! Je me revois me dire, au contact de certaines femmes (j’ai encore leurs visages en tête), “je veux être comme elle dans 40 ans!”

Leurs points communs ? La joie, l’envie, la beauté, l’énergie, la complicité, la simplicité, le plaisir. Plaisir de la rencontre, du partage, du rire. Et puis une condition physique au top !

Vieillir d’accord, mais en bonne santé !

Alors, c’est en échangeant avec elles sur leur mode de vie, que je compris assez vite que ce n’était pas (que) le fruit du hasard. Ces femmes et ces hommes, avaient, tout au long de leur vie, eu un mode de vie globalement sain dont les piliers étaient le mouvement, une alimentation saine et une vie sociale riche !

On retrouve d’ailleurs ces caractéristiques parmi les habitants des “zones bleues”. Ces territoires où la longévité des habitants est très nettement au-dessus de la moyenne, comme la Sardaigne ou Okinawa au Japon. Viennent s’ajouter, à une bonne hygiène de vie, des facteurs génétiques mais aussi l’environnement, souvent très ensoleillé. Déterminants sur lesquels nous n’avons pas ou peu d’emprise. En revanche, sur les autres facteurs – bouger, bien manger, rigoler (pour faire court !) – on peut agir et ainsi devenir acteur.rice de sa santé.

La Naturopathie au service de la longévité

Je voulais moi aussi en être ! Je rentrais dans la quarantaine avec la ferme intention de vivre longtemps et en bonne santé. Pour m’aider dans ce projet, j’ai choisi de me former à la naturopathie afin d’avoir les connaissances et la méthode nécessaires pour faire des choix de santé adaptés à ma vie (mon lieu de vie, mon travail, mon activité physique, mon capital de départ mais aussi mes habitudes).

Dans le cadre de mes études de naturopathie, en m’intéressant de plus près à la santé des femmes et à leur longévité, une étape clé revenait en boucle, celle de la ménopause. Comme si ce terme résumait à lui seul l’avancée en âge des femmes. Ce que je voyais, lisais, me renvoyait à une vision binaire : la vie avant la ménopause – active, positive, intégrée socialement – et la vie après, qui se résumait à vieillissement, invisibilisation, perte de la féminité et déclin (et pendant ce temps là les hommes eux, “mûrissent”…).

Sauf que cette vision ne collait pas avec ce que j’avais pu ressentir et entendre auprès des personnes âgées inspirantes que j’avais rencontrées peu de temps avant. Pour celles-ci, la ménopause est arrivée (heureusement!) mais cela n’a pas été un séisme mais bien un passage comme un autre. Leur mode de vie avait bien entendu joué en leur faveur !

La préménopause, sujet hautement naturopathique

Face à ce constat, j’ai choisi d’orienter mon sujet de mémoire d’études sur la période précédant la ménopause: la préménopause. C’est-à-dire la santé des femmes de 40 à 50 ans environ. Période que Lara Briden (1) qualifie de “seconde puberté”, compte tenu de certaines similarités dans les changements hormonaux, et aussi parce qu’elle est temporaire.

Pour moi, le sujet est idéal. Mettre la naturopathie au service de ce qui m’anime dans mon métier : redonner du pouvoir aux femmes sur leur santé. En effet, le sujet de la préménopause allie à la fois l’enjeu de l’apport des connaissances (le savoir c’est le pouvoir) pour permettre aux femmes de mieux comprendre les changements physiologiques et hormonaux et leurs causes, à la mise en place de programmes d’actions s’appuyant sur l’ensemble des techniques naturelles proposées en naturopathie.

Comment permettre à mes clientes (et à moi-même !) à l’aide de la naturopathie, de préparer le terrain au niveau de leur santé et in fine faire de la ménopause une étape comme une autre? Les enseignements de mon mémoire me permettent désormais de proposer un accompagnement personnalisé à mes clientes dans cette tranche d’âge.

Pour aller plus loin

  • Prenez rendez-vous, en cabinet à Nantes ou en visio, pour un accompagnement individualisé, l’élaboration d’un programme adapté à votre réalité de vie. Quelques semaines peuvent suffire pour rééquilibrer les hormones et retrouver un équilibre.

(1) Lara Briden est naturopathe, conférencière sur la santé des femmes et auteure des livres « Period Repair Manual » et « Hormone Repair Manual », publiés par Pan Macmillan. Elle consulte en Nouvelle-Zélande.

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